IBM repeint en bleu Lombardi Teamworks - et sa plomberie
En passant de la version 7 à la version 7.1, Teamworks, l'offre de BPM de Lombardi, est devenue WebSphere Lombardi Edition. Tandis que Lombardi Blueprint, l'outil de modélisation accessible aux utilisateurs métier, est devenu IBM BPM Blueprint.
La stratégie de communication d'IBM, en ce premier jour de la conférence Impact de Las Vegas consacrée aux solutions BPM et SOA, a pris un tour résolument business. En dehors de ce changement de nom, et des avantages tirés de l'utilisation de la plateforme de BPM rachetée fin 2009 (l'acquisition a été finalisée en janvier dernier), illustrés par le témoignage d'un représentant de Ford, client quasi-historique de Lombardi, aucune information n'a donc filtré lors de la séance d'ouverture.
Notre commentaire :
Si le discours stratégique sur les avantages du BPM est essentiel, cela ne doit pas pour autant faire oublier la plomberie. Or, la version 7.1 de Teamworks – pardon, WebSphere Lombardi Edition – introduit tout de même un changement majeur, puisque WebSphere remplace Jboss en tant que serveur d'applications intégré. Selon Phil Gilbert, CTO de Lombardi, le choix de Jboss était seulement dicté par le souci de disposer d'un serveur d'applications robuste mais économique. La migration devrait être facile, explique-t-il, toute une équipe s'étant consacrée à cette tâche.
En revanche, la migration des données sera plus complexe : WebSphere Lombardi Edition 7.1 s'appuie sur DB2, une première pour Teamworks, qui supportait jusqu'à présent Oracle et Microsoft SQL Server. Bonne nouvelle toutefois pour les utilisateurs de ces deux bases de données : dès le mois de juin, la version 7.1 de l'offre de BPM les supportera également, il n'y aura donc aucune obligation à migrer.
La cohabitation avec le système de gestion de règles d'Ilog sera aisée, Teamworks supportant depuis longtemps l'intégration avec Jrules. Pierre Haren, cofondateur d'Ilog, nous a dit avoir plusieurs clients communs. Mais pour ce qui est de l'intégration avec les autres offres BPM d'IBM, il faudra encore attendre.
Pour l'heure, Craig Hayman, vice-président WebSphere, Application and integration middleware software division, IBM Software Group, se contente très bien de disposer d'un BPM technique, d'un BPM orienté interactions humaines et d'un BPM documentaire. « Le BPM a plusieurs point d'entrée, explique-t-il. Quand vous allez chez un concessionnaire, vous savez d'emblée si vous voulez une berline, un 4x4 ou un monospace. » Réponse qui deviendra rapidement insatisfaisante pour une entreprise souhaitant intégrer plusieurs types de BPM tout en gardant des coûts sous contrôle. Le projet de BPM devra donc être mûrement étudié avant de faire un choix.
